Si vous avez envie de voyager un peu avec nous....
mardi 2 juin 2009
02 Juin, Pékin sous le soleil
jeudi 28 mai 2009
28 Mai, Départ d'Ulaan Bataar...
A 7h30, nous sommes à la gare d'UB, et les contrôleuses mongoles semblent beaucoup plus sympathiques que leurs homologues chinois. Derniers regards sur cette ville si laide. A 8h05, le train s'ébranle, direction Beijing...
La Mongolie est un pays difficile à visiter. Le climat est très rude. Même en ce mois de mai, nous avons eu plusieurs jours de neige, de nombreuses journées et nuits dans le vent glacial de la steppe ou du désert de Gobi. Le vert des montagnes n'est souvent qu'une illusion. La poussière et la terre sont partout présentes, s'immisçant jusque dans nos duvets malgré la tente fermée. Le manque d'eau dans le Gobi est pesant. Les bords des lacs sont truffés de moustiques.
L'immensité du pays, le manque total d'infrastructure, de routes (2000 km de routes asphaltées pour un pays grand comme 3 fois la France, le reste des routes, des traces dans la terre), de système d'orientation (entre une piste partant à gauche et une piste partant à droite, laquelle choisir ?), l'écriture en cyrillique obligeant les touristes à visiter le pays en Jeep. Ce mode de visite est plus que pénible...Imaginez un vol intercontinental de n'importe quelle grande compagnie aérienne... Le vol est occupé par les repas, quelques aller-retours aux toilettes pour se détendre les jambes et par d'inconfortables siestes... L'escale arrivant, le répit n'est que de courte durée avant de prendre un autre vol similaire, avec le même rythme... Visiter la Mongolie en Jeep, c'est pareil. Coincé dans la voiture, paysage vu par la vitre, ennui sur son siège de voiture. A l'exception de quelques pauses improvisées pour prendre des photos ou pour réparer la voiture, la principale activité se résume aux pauses repas et à un peu de détente le soir autour du camp (ballade, photos, …). Le lendemain, la même journée recommence.
Les gens sont aussi déroutants. Les nomades sont si accueillants et les citadins si indifférents ou intéressants. Ulaan Bataar est vraiment un lieu qui ne mérite pas d'être visité, si ce n'est pour savoir qu'il ne faut pas y aller... Nous devons presque forcer les marchands à nous vendre leurs babioles. Les personnels des agences touristiques ou les responsables des guest houses pensent surtout à l'argent qu'ils peuvent se faire (hygiène plus que limite et il faut réclamer plusieurs jours pour un morceau de sucre !).
Entre le pays dont nous rêvions (idéalisé ?), et le pays que nous avons visité, beaucoup de surprises, de déconvenues, pour nous, comme pour la grande majorité des touristes rencontrés (Nombreux pickpockets dans les rues à tel point qu'il faut sortir sans rien, même jusque dans les coffres des guesthouses !).
Malgré tout, après 23 jours ici, nous avons réellement aimé visiter ce pays.. En voici quelques raisons.
lundi 25 mai 2009
25 Mai, Retour à UB
Malgré l'incompétence de notre guide (surnomée Porcinette du fait de son manque d'hygiène !), de la paresse de notre chauffeur et de la laideur d'Ulan Bator, nous avons adoré découvrir ces paysages qui nous faisaient tant rêvés. L'acceuil des nomades et la découverte de leur mode de vie ont été des moments très agréables de notre voyage. Mon rêve de vivre sous une yourte s'est concrétisé et même si nous avons des colis à envoyer en France, cela semble difficile d'en envoyer une à Dijon (et puis pas sûre que beau papa apprécie la « tente » au fond du jardin !).
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vendredi 22 mai 2009
22 Mai, Erdenen Zuur
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mardi 19 mai 2009
19 mai, le trek dans l'Arkanghaï
Le trek est surtout pour nous l'occasion de parler des animaux que nous avons rencontré, et notamment du plus important d'entre eux pour les mongols, le cheval... Quasiment un cheval par habitant en Mongolie.. L'homme mongol a du mal à comprendre l'intérêt de la marche a pied, et ne comprend pas non plus pourquoi on s'est tapé des heures de jeep sur des pistes défoncées pour venir marcher 5 jours ! Djamian, notre guide, passera ses 5 jours de trek les fesses sur sa selle de cheval. Pas question de faire un mètre à pied, même pour aller aux toilettes, nous dira t-il !
Le cheval est une institution en Mongolie, la course de cheval un des moments forts des fêtes du Naadan en juillet (fête nationale), et chaque yourte possède sa petite statuette en l'honneur de cet animal...
Bien décidés à marcher, nous ne ferons en tout et pour tout que 50m sur le dos de ces bourrins afin de traverser un torrent un peu profond... L'exemple de notre guide se payant une belle gamelle dans le dit-torrent, et nos fesses n'étant pas habituées aux selles en bois, nous sommes bien content d'être restés sur nos deux pieds.
Ces journées de marche nous ont aussi permis d'approcher les troupeaux de yaks, présents en Mongolie, au Tibet et au Népal, de vaches, de chèvres, de moutons (Mag se faisant suivre par un troupeau) et de contempler le vol de rapaces. Certainement des faucons ou de buses, l'aigle étant assez surtout présent dans l'ouest, dans le Massif de l'Altaï, où les populations kazahkes l'ont plus ou moins domestiqué pour la chasse.
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Les yak sont des animaux placides, très marrant à voir détaler dès qu'on s'approche un peu trop près d'eux. La population atteint presque 3 millions d'individus en Mongolie. Les chèvres sont élevées pour leur laine (cachemire) dont la Mongolie est le premier producteur mondial.
Ce séjour sera aussi l'occasion de voir de nombreux oiseaux migrateurs que nous découvrons avec plaisir.
samedi 16 mai 2009
16 Mai, Nuits chez les nomades...
En plus du thé au lait, nous gouttons au fromage des nomades, qui a un goût assez aigre, mais qui n'est pas désagréable.
Nous passons la soirée à montrer des photos de la France, de Dijon, des Alpes (merci Tom), d'Orlane (très grand succès de ma petite nièce auprès de Mongols). Ils sont intéressés par savoir comment nous vivons. Nous les regardons regrouper les troupeaux pour la nuit, un des rares moments d'activité des hommes dans la journée. Le fils de la famille passe une bonne partie de la soirée à courir après les cabris pour les ramener dans l'enclos. Nous dormons dans la yourte avec la famille. L'épaisseur de la toile (peau de mouton) couplée au poêle central procure une douce chaleur et nous protège du vent.
Le petit déjeuner est l'occasion d'une nouvelle expérience pour notre famille hôte. Nous leur faisons goûter confiture de cerise, fromage au jambon (type vache-qui-rit) et café. Ils n'aiment pas trop le goût du café, mais apprécie la confiture et le fromage..
Le soir suivant, en remontant vers les montagnes de l'Arkanghaï, nous nous arrêtons chez une famille d'éleveurs de yak. Ils ont un troupeau de chèvres et mouton, mais nous allons surtout profiter des bienfaits du lait de yak. Comme souvent de prime abord, les gens que nous rencontrons sont froids et réservés. Le contact se fait par la femme du foyer, et un peu par notre interprète quand elle daigne se joindre à nous.
La famille possède une parabole satellite, et la yourte devient le salon TV du camp. Une petite dizaine de personnes s'y entassent pour regarder un film américain (The Constant Gardner), doublé en mongol. On peut cependant entendre les voix anglaises en arrière plan.. Le tout sur une télé 36 cm en noir et blanc... Et l'électricité me direz-vous ... Les nomades ont tout simplement adopté les panneaux solaires... Ils font charger des batteries de voiture toute la journée au soleil, et les utilisent pour la télé et l'unique lampe de la yourte le soir. Le suivi du film n'est pas complet. L'unique scène un peu dénudée provoque un changement ultra rapide sur une autre chaine (le nomade est un zappeur fou). La guide nous explique que c'est pour ne pas choquer les enfants, mais les adultes ont l'air tout aussi mal à l'aise devant cette scène à la sensualité plus que limitée... Le couché de soleil fait également sortir tout le monde de la yourte afin de rentrer les bêtes.. Le travail terminé, tout le monde vient voir la fin du film.
Les soirées chez les nomades, malgré la difficulté de se comprendre, sont les meilleurs moments de ce voyage. Pour certains d'entre eux, c'était la première fois qu'ils accueillaient des touristes sous leur yourte, ou qu'ils goutaient des produits qui nous semblent communs. Nous avons eu la chance de découvrir un mode de vie qui semble avoir disparu depuis longtemps de notre civilisation.
dimanche 10 mai 2009
10 Mai, Descente vers le désert de Gobi.
Pendant que nous traversons ces grands plateaux, tout autour de nous, des sommets enneigés. Plus nous descendons vers le Sud, plus le paysage se résume à de grands plateaux balayés par le vent. Les teintes sont plutôt tirés vers le jaune de l'herbe sèche et le marron, rouge, ocre de la terre, que par le vert de l'herbe. Le paysage n'en est pas moins captivant. Le premier soir, une incongruité dans ce paysage de steppe. Un désert de sable. Nous dormons dans une Ger (nom mongole de la yourte, qui en est le nom russe) pour nous protéger du vent et du sable.
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Encore trois jours à passer dans cet environnement hostile. Vent, froid, absence d'eau à l'exception de quelques rares puits et d'une petite source. Nous partageons un repas traditionnel mongol (raviolis cuits à la vapeur, farci de viande de mouton) avec une jeune femme et ses deux enfants. Sa Ger est pauvre car le couple est jeune (21 ans pour elle, 23 pour lui), et ces familles de la région du Gobi ne sont pas les plus riches.
La journée suivante est consacrée à l'ascension du Mont IgBodt en Jeep !!! Une idée (débile) de notre tour-operator. Notre chauffeur se perd avant de trouver une piste à travers le lit d'une rivière asséchée. La Jeep peine à progresser à travers ce lit fait de pierres et de galets. Après avoir croisé plusieurs troupeaux de yaks (et sorti un jeune yak d'une crevasse), nous passons la nuit à 3400m, en plein vent. Le lendemain, nous redescendons, sans avoir été au sommet (encore une idée débile mais cette fois de notre guide !). Le lieu, quoi qu'offrant une vue splendide sur le lac asséché, ne vaut pas qu'on s'y arrête plus longtemps. Nous remontons une autre vallée, beaucoup plus jolie, nous proposant des mélanges de couleurs magnifiques... Nous ne trouverons jamais les cavernes aux peintures rupestres que vous voulions voir (premiers doutes sur les compétences de notre guide...) Chaque nomade, dans sa volonté de nous aider, indique à notre chauffeur une direction différente. Le dernier nomade rencontré nous conduit, en 3h de piste, dans des cavernes magnifiquement illustrées par des graffitis pur 21ème siècle... Notre guide, un peu dépassée par les évènements, abandonne, et c'est au milieu d'une tempête de sable que nous quittons le désert de Gobi et entamons notre remontée vers le massif de l'Arkanghaï.
samedi 9 mai 2009
08 Mai - On s'ennuie ferme à UlaanBaatar !!!
Autant la Mongolie nous fait rêver depuis longtemps et nous attendions impatiemment de visiter le pays. Autant les quelques infos que nous avions de UB, et la lecture de notre guide de voyage nous laissait penser que cette ville n'vait pas beaucoup d'intérêt.
Nos premiers instants en ville ont vite confirmé ce sentiment.
Mélange de terrain vague, de bidonville (de yourtes), de buildings ultra-modernes, d'immenses avenues dans le plus pur style stalinien, la ville est juste morne et triste. Tout tombe en décrépitude... Une bonne averse et nous marchons dans la boue et les flaques d'eau.
Notre unique visite en ville s'est limitée au monastère bouddhiste de UB, un des plus grands du pays, recommandé par tous les guides. Là encore, les monastères, bien que restaurés dans les années 1990 à 2000, après avoir été détruits par les communistes en 1938, tombent déjà en ruine... Nous avons cependant pu assister un office bouddhiste mené par les jeunes moines du monastère. Très impressionnant, très sonore, très musical. Les Mongols, bien que conditionnés par 70 ans de communisme, semblent de fervents pratiquants.
Notre programme : avec un chauffeur et un guide traducteur/cuisinier, quelques jours dans le sud, en bordure du désert de Gobi, puis remontée dans les montagnes du centre de la Mongolie, "l'Arkhangaï" pour quelques journées de treks. Nuits sous la yourte au programme, ainsi que visites de monastère, de Karakorum, l'ancienne capitale mongole du temps de Chinggis Khaan (Gengis Khaan pour nous), camping au bord de lacs... Tel est notre programme pour les 17 jours à venir.
Nous partons demain et nous avons hâte de découvrir ces fabuleux paysages...
On vous donne des news vers le 27 mai quand on rentre... Ensuite, retour à Beijing pour quelques jours avant une nouvelle aventure au Japon.
jeudi 7 mai 2009
06 Mai, Une nuit dans le Transmongolien...
Arrivés bien en avance, nous nous retrouvons avec quelques dizaines d'autres touristes à attendre de pouvoir monter dans le train. Du personnel de la compagnie ferroviaire se tient au garde à vous, à l'entrée de chaque wagon.. Au moins trois ou quatre contrôleurs par wagon pour 15 ou 20 touristes … Une certaine manière de combattre le chômage.
Nous passons la journée à lire, trier les photos, dormir et manger. Tous les touristes se sont d'ailleurs fait avoir comme nous même. Les repas sont compris dans le prix du billet. Mais nous sommes tous arrivés avec des sacs remplis de victuailles afin de tenir les 30h de train...
Il fait une chaleur étouffante dans la cabine, pas loin de 32°C. Il faut discuter un moment avec le contrôleur de notre wagon (Mag arrive même à faire comprendre sa colère en Anglais !) pour qu'il accepte d'ouvrir une des vitres (ce que les autres contrôleurs ont déjà fait dans tous les autres wagons).
Les paysages que nous traversons sont déserts et désertiques. Parfois quelques vaches ou moutons avec un gardien, quelques maisons isolées, une route ou un convoi militaire.. Les rares villes sont d'une tristesse incroyable. Nous nous demandons encore qu'est ce qui poussent des gens à vivre dans des endroits pareils, certainement pas d'autres choix répondons nous !Vers 19h, nous longeons un grand champ d'éoliennes. La Chine se met doucement à l'écologie..
Vers 20h, arrivée à Erlian. Nous en repartirons vers 1h du matin coté Mongol... Contrôle des passeports par des fonctionnaires peu aimables. Encore des formulaires à remplir.. Le contrôleur nous a enfermé dans la rame, impossible de descendre prendre l'air sur le quai. Il fait toujours aussi chaud.
D'un coup, le train part. Sans nos passeports !!!!
En fait, il s'immobilise quelques centaines de mètres plus loin dans un grand hangar. Le train est soulevé sur des verrins afin de changer les boggies (les trucs avec les roues) ou juste de l'adapter aux rails mongols.. En effet, la largeur des rails n'est pas la même en Chine, en Mongolie et en Russie.. Pratique pour un train censé relier Beijing à Moscou via Ulan-Bator. Le train entier semble soulevé... Une fois la manœuvre effectuée, le train repart dans l'autre sens et nous récupérons nos passeports. Il est presque minuit... Quelques minutes plus tard, le train s'immobilise coté Mongol... Re-contrôle des passeports, contrôle de douane puis contrôle du service de santé (grippe porcine oblige). Il est plus d'une heure du mat, le train peut repartir.... enfin...
Réveil vers 9h après une bonne nuit de sommeil, il nous reste quelques heures de trajet a travers la steppe Mongole avant d'arriver à Ulan-Bator..
Ah, j'oubliais, pas de petit dèj ni de repas ce matin. Nos vivres vont nous servir, on va pouvoir enfin s'alléger !.
Dans un mois, on recommence la manip, mais dans l'autre sens...les voyages forment la jeunesse...mais est-ce encore de notre âge !!!
Le prochain TDM sera celui des plus belles plages et des plus beaux hôtels du Monde....ça va plaire à nos employeurs...avec notre budget d'une année on risque de partir un petit mois tout au plus :-))))
lundi 4 mai 2009
04 Mai, Quelques news après une semaine à Beijing
Après une nuit passée dans les avions, la fièvre de Clément a failli nous mettre en quarantaine !!!! 37,9° c'est un peu trop pour la Chine en cette période de grippe porcine (scanner thermique à passer avant même de présenter le passeport à un douanier) .....
Les premiers jours ont été un peu difficiles, la fatigue du trek se faisant enfin ressentir.
Sans compter, qu'en Chine le 1er mai est un week end de vacances pour tous les Chinois donc Pékin c'est un peu comme Disneyland pour la parade de Noêl, ou encore les Champs Elysées un 14 juillet, le premier samedi des soldes dans les magasins d'usine ou Lille pour son week end de braderie...donc des millions de Chinois dans les rues et les monuments, ce sont des millions de trop pour nous !
La Cité Interdite a failli nous voir 2 fois mais les files d'attente ont eu raison de notre patience ! Idem pour le Mausolée de Mao, qui sera encore là à notre retour de Mongolie !
Quelques détours dans les Hutongs de Pékin (les anciennes ruelles du centre de Beijing) nous ont permis de voir le vrai visage de la capitale avec ses petites maisons, avant que les grands grattes ciel n'envahissent le centre ville. La place Tien An Men et son architecture mao-staliniste sont un véritable labyrinthe de passages souterrain et de poste de controle de la police. Ses dimensions ont eu raison de nos jambes encore courbaturées par la montagne népalaise !
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Les Chinois et la visite, tout un art : ça hurle, ça double dans les files d'attente et ça se fait photographier devant n'importe quelle partie du monument. L'intérêt étant d'avoir une photo de soi, pas du dit-monument !
Heureusement la mini rando de 8km sur la Muraille de Chine nous réconcilie avec cette capitale que nous trouvions peu intéressante. Plus de 3H de route pour la rejoindre mais très peu de touristes pour découvrir ce vieux tronçon perdu au milieu de la montagne. Après ces 8 km, imaginer ces 6000 km nous a impressionné. Mais bon sous un soleil de plomb, nous avons parfois regretté le froid de nos 5360 m au French Pass !