Si vous avez envie de voyager un peu avec nous....

dimanche 22 novembre 2009

20 novembre, visite du Parc Payunia, le pays des volcans

Après une dernière nuit à Mendoza à regarder l’équipe de France (bien supportée par tous les Argentins, les Hollandais, les Suisses, les…. de l’auberge où nous dormons) nous sauver notre mois de juin 2010,

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nous commençons notre descente vers le Sud et la Patagonie, en faisant une halte à 7h de là dans une petite, petite, petite , très petite ville appelée Malargüe…

Un joli trou perdu en dehors de tout circuit touristique…

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Une grande idée de Mag, qui a d’ailleurs failli se transformer en une pause de 10 minutes avant de reprendre le prochain bus pour le Sud… Comme le dit le Lonely Planet, la ville n’a aucun intérêt hormis le ski l’hiver (on est en été ici) et les volcans du Parc Payunia (notre but)…

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Faut il encore trouver un hôtel et un traine-couillons pour pouvoir s’y rendre à  plus de deux heures de piste ? Pour l’hôtel, c’est compliqué sans carte… Nous trainons dans les rues poussiéreuses à la recherche des bonnes adresses conseillées par le LP…. Nous finissons par trouver une auberge, à l’écart de la ville. Nous serons leur seuls clients pour les trois jours à venir.

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Second problème : les agences ne vont pas dans le parc Payunia le lendemain..cela veut dire rester une journée de plus à Malargüe sans rien à faire (même pas une piscine !). Rien d’étonnant vu le nombre de touristes qu’il y a ici (nous n’étions que 6 dans le bus, dont 2 à vélo), les agences n’organisent pas des tours tous les jours ! Un coup de chance, des touristes devaient bien être cachés, car une Agence se décide à organiser une visite du parc car plus de demandes que prévue !

Afin d’oublier mon super plan, nous décidons de déguster le vin argentin…plutôt meilleur que l’Australien…et puis ça nous passe la soirée !

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Le lendemain, nous partons en excursion avec deux québécois, quelques français et argentins en direction du parc national Payunia.

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Nous comprenons pourquoi il n’y a pas de loueurs de voiture : seule une piste de plus de 200 km permet d’ entrer dans le parc !

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Nous passons la journée à travers le parc et nous voyons divers paysages, tous aussi magnifiques les uns que les autres.

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Nous sommes entourés de volcans de différentes tailles avec de superbes couleurs : le noir et le rouge des laves volcaniques pour le sol, le jaune pour la végétation,

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le blanc pour la neige sur les sommets, et en toile de fond les immenses sommets enneigés de la cordillère des Andes.

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Nous avons la chance de rencontrer quelques guanacos au loin (lamas sauvages des bas plateaux déjà vus au Chili).

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Ce parc éloigné de toute route touristique vaut vraiment le détour. Nous retrouvons le même plaisir que lors de la visite du parc Nevado Très Cruces dans le Nord du Chili (mis à part que nous étions seuls !).

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Néanmoins, nous sommes d’accord pour dire que pour une fois nous sommes tombés sur un bon traîne-couillons : la guide, le chauffeur, les clients ont mis une excellente ambiance.

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Nous avons eu droit aux histoires drôles argentines et québécoises, aux chansons régionales des différents pays, à l’hymne de chacun des pays et celui de la France a beaucoup plu à nos collègues argentins et québécois, même s’il leur semble un peu violent !

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Après une très longue journée de poussière et de vent, nous avons plaisir à retrouver la fin de notre bouteille de vin, un lit bien chaud dans cette auberge où nous sommes toujours les seuls locataires !

Samedi, nous visitons Malargüe en long, en large et en travers, afin d’occuper notre journée en attendant notre bus de 18h15 qui nous dépose à San Carlos de Bariloche Dimanche vers 13h…une longue nuit s’annonce…

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jeudi 19 novembre 2009

18 novembre, plein vent à l’Aconcagua

Après quelques heures de bus depuis Mendoza, nous débarquons vers 14h à la cabane des gardes du parc provincial de l’Aconcagua.

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Nous sommes six à rejoindre le camp de Confluencia, à 3400m d’altitude, première étape pour tout montagnard en quête du sommet ou pour nous randonneur en quête de photos du sommet.

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Après 3 heures de marche, nous découvrons enfin le camping installé à Confluencia. Les agences locales montent d’immenses camps de tentes en prévision des 6000 ou 7000 touristes qui vont venir sur ces pentes dans les 3 mois à venir. Le parc ouvre tout juste, nous ne sommes encore que quelques randonneurs. Quelques alpinistes sont déjà là également.

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La tente montée sous des rafales de vent, nous ne sommes pas sûrs qu’elle tiendra la nuit. Nous la lestons tant que mal avec de gros cailloux…

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L’étape suivante est l’installation de la cuisine… Muni de notre demi litre d’essence, nous prions pour que le réchaud veuille bien fonctionner… Au bout d’une année et demie, après quelques essais, il fonctionne… Ce n’est pas faute d’avoir demandé à de brillants ingénieurs sur le GR20 (jusqu’alors seule la vendeuse du Vieux Glandeur avait réussi à le faire fonctionner sur les trottoirs du Quartier Latin), d’avoir lu et relu la notice, de l’avoir testé avec le mauvais carburant (le diesel ne brûle pas facilement), nous avons enfin réussi à faire de l’eau chaude pour un bon thé et une bonne soupe de pâtes… Euréka !

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Après une nuit agitée, nous prenons le chemin de la Plaza de Francia, camp de base de la face Sud de l’Aconcagua, à 4250m. Le paysage est magnifique mais le vent rend difficile la progression.

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Après quatre heures de montée, nous découvrons la face Sud, mais pas le sommet caché par les nuages.

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Il fait froid et nous luttons contre le vent. Aussi décidons nous rapidement de faire demi tour, sans plus profiter de la vue. Le vent est tel que nous devons nous accrocher à nos bâtons pour ne pas tomber. La descente est rapide.

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Au camp, la situation ne s’est pas arrangée et notre tente est même en train de capituler.. La nuit s’annonce épouvantable. Nous la replions vite fait, et filons vers Puente del Inca, le petit village à l’entrée du parc. Peut être y trouverons nous un hôtel encore ouvert.

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Après plus de 3h de descente, en plus de nos 7h de randonnée, nous demandons refuge à la compagnie des chasseurs alpins à l’entrée du village… Leur devise le dit, ils hébergent tous les montagnards du monde… Enfin à l’abri, nous nous préparons à une nuit tranquille et chaude dans la caserne. Nous passons une excellente soirée à discuter avec leur commandant qui adore la France.

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Après un petit dèj dans la salle des officiers, nous visitons Puente del Inca et son cimetière andin. Les alpinistes morts à l’Aconcagua y trouvent leur dernière demeure… C’est un peu glauque. Mais, avec le pont naturel, il n’y a que ca à visiter.

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Après 4h de bus, nous retrouvons la chaleur et les glaces de Mendoza.

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Demain, départ pour Mallargue, le pays des volcans.

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dimanche 15 novembre 2009

15 novembre, Mendoza et les premières galères…

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Après 15 heures de bus de nuit (relativement confortable d’ailleurs, comparé au Japon !), nous arrivons à Mendoza, à proximité de la Cordillère des Andes. Nous apercevons au loin les premières montagnes et nous nous y voyons déjà…

Traversée de la ville avec les sacs sur le dos, nous trouvons une auberge de jeunesse avec du mal car nous n’avons pas réservé. Mis à part que nos 8 lits sont empilés dans une sorte de couloir sans fenêtre, sans clim et à côté de la cuisine, qu’il y a seulement 5 douches pour tous les occupants, nous nous disons que ce n’est que pour 2 nuits. Et puis les Argentins sont accueillants alors ça compense !

Nous avons choisi cette ville car c’est l’accès au parc de l’Aconcagua, plus haut sommet d’Amérique du Sud, le plus haut du Monde, en dehors de l’Himalaya. Nos excès de bonne nourriture et de bon vin lors de notre retour en France ne nous permettront pas d’accéder au sommet (6959m), mais nous sommes ici pour l’approcher lors d’un trek de 3 jours.

Les galères commencent….Nous apprenons que le parc est fermé, qu’il ouvre éventuellement le 15 novembre mais que le garde est en grève, alors personne ne connait la date !

Seul l’office de tourisme du parc peut nous renseigner, mais le samedi il ferme à 13h00 et nous arrivons à 12h55…ils sont fermés ! (et oui, il n’y a pas qu’en France que les services publiques ferment avant l’heure :-)))).

Plus nous demandons de renseignements sur la possibilité d’accéder au Parc, plus les informations sont diverses et variées, voire contradictoires…Le moral est au plus bas car même si Mendoza est une jolie ville tranquille baignée par le soleil, nous n’avons rien à y faire pour les 2 jours à venir !

Nous tentons de nous replier sur un autre parc…encore plus galère car aucun bus ne va à l’entrée…il faut d’abord marcher entre 12 et 18 km sur la route (là aussi les opinions divergent !)

Au final, nous avons passé notre samedi entre la gare des bus, l’office de tourisme, les différents organisateurs de trek, afin de tenter d’avoir des infos fiables…mais sans résultat !

Notre chance tourne et nous apprenons dimanche matin que le parc est ouvert. Nous obtenons notre permis d’accès au parc dans la matinée. Nous passons notre dimanche à trouver un bus pour s’y rendre dès le lendemain, faire des courses au Carrefour du coin (un vrai !), retrouver une chambre pour notre retour après le trek et prévoir notre prochaine étape !

Nous aurions pu choisir la facilité et payer une des multiples agences qui organisent ce trek, aller dans des hôtels au lieu de camper, avoir un cuisinier plutôt que porter notre nourriture…mais nous n’aurions plus rien à vous raconter (hormis nos moqueries vis à vis de nos congénères touristes !)…pour nos fidèles lecteurs, nous faisons ce sacrifice ;-)))

De ce fait, ce sera un jour sans photos, car notre seule activité de vacances aura été la dégustation d’une énorme glace…et l’achat de superbes boucles d’oreilles en argent (et oui, on ne se refait pas !!!)

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vendredi 13 novembre 2009

13 novembre, chaleur et orage à Buenos Aires

Après une première nuit animée (due non pas à un américain péteur, non pas à un australien ronfleur mais à un sud africain buveur !!!), nous avons déambulé dans les différents quartiers du centre ville.

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Le Micro Centro, ses banques et ses fourgons blindés de transport de fonds à chaque coin de rue, la Plaza de Mayo et el Congreso avec ses manifs de vétérans de la guerre des Malouines, San Telmo et ses rues pavées sans bus polluants,

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le quartier des théâtres et el téatro Colon, Puerto Madero et ses docks rénovés en restaurant hors de prix (nos shorts et tongs ne semblaient pas adaptées aux immenses verres à pieds sur les tables), Palermo et ses uniques parcs de la ville (avec ses chats et ses moustiques), un petit tour au musée à la mémoire d’Eva Péron.

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Buenos Aires est une immense capitale avec un mélange de style colonial et d’architecture d’après guerre.

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De très nombreux bus polluants rendent la ville très bruyante. Le métro est d’une autre époque (certaines rames ont encore un intérieur en bois et des portes mécaniques). Cette ville nous rappelle nos déambulations dans Santiago du Chili, il y a quelques années.

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Après 2 jours sous le soleil de Buenos Aires (et un gros orage comparable à une douche froide…toute habillée),

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nous avons hâte de prendre le bus de nuit en direction de Mendoza, notre 1ere halte dans la Cordillère des Andes. Là bas, nous devons trouver le moyen d’aller vers le parc de l’Aconcagua commencer notre premier trek. Grands espaces et montagnes nous manquent.

mercredi 11 novembre 2009

11 novembre 2009, enfin arrivés à Buenos Aires

Alors que les 1ers frimas de l’hiver se font sentir en France, nos 20 et quelques heures d’avion nous ont transporté sous la chaleur et le soleil de l’Argentine.

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A peine dans l’avion et nous avions l’impression de ne jamais avoir arrêté notre voyage…

Après 2 heures de bus (c’était 2h de bus local à 2 pesos ou 40 minutes de bus à touristes à 45 pesos…notre choix a vite été fait !), nous trouvons enfin 2 lits dans une auberge de jeunesse en plein centre historique de Buenos Aires…fini les confortables nuits dans le futon de la rue Vauban !

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Peu de décalage horaire, mais la fatigue nous pousse à visiter seulement notre quartier pour cette première journée.

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